• L'autodétermination et la démocratie semi-directe sont sauvées !

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    L'accord institutionnel avec l'UE aurait massivement restreint la souveraineté de la Suisse et la démocratie directe. Le Conseil fédéral s'est rendu compte et a décidé de mettre fin aux négociations.

    Le peuple suisse reste le législateur suprême de notre pays.  

    La reprise automatique de mesures décidée par l’UE et la soumission au droit et aux juges européens ne sont pas acceptable. 

    La Suisse ne doit pas conclure un accord susceptible de restreindre notre souveraineté  juridique ou politique, que ce soit dans le cadre des accords bilatéraux en vigueur ou tout autre accord dans le futur.

    Faudrait-il verser la somme de Fr. 1,3 milliards (milliards pour la cohésion) à l’UE ? Aucun pays au monde n’a, à ce jour, payé un droit d'entrée à un marché commercial. Une collaboration commerciale entre partenaires devrait être la norme et se dérouler dans un intérêt commun.

    Le pire scénario évalue le coût administratif, voire de certification pour notre industrie d'exportation entre 3 à 4 % du prix de vente. Mais la principale raison du succès des produits et des services suisses est et sera toujours la qualité et l’efficience.

    Le volume des exportations Suisses vers l’UE est d’environ Fr. 1 milliards par jour ouvrable. Les importations européennes sont également très importantes et présentent un solde favorable pour l’UE de Fr. 17 milliards par an !

    La Suisse accueille également 1,4 millions de ressortissants de l’UE et 350'000 frontaliers.

    Est-ce qu’un contrat déséquilibré, voire carrément un acte de soumission à l’UE ou accepter une discrimination sont tolérables ? 

    La Suisse doit négocier en tant que partenaire égale, obtenir un ou des accords « gagnant-gagnant » pour chaque signataire et surtout refuser des clauses ou guillotines qui nous désavantageraient.

    Le maintien de la qualité de vie et  de la prospérité de la Suisse est subordonné à notre indépendance et à notre démocratie semi-directe.

    Vive la Suisse   et   vive notre indépendance.

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  • Journalisme et addiction à l’aide publique ?

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    La semaine dernière le Grand Conseil Genevois a adopté, à une large majorité, une motion pour financer par contrat de prestations de l’information citoyenne. L’importance de la presse pour notre démocratie et une libre formation d’opinions est admise. Le besoin d’aide pour la presse est également largement partagé. Mais la manière pour injecter des fonds publics dans ce secteur interroge une partie des députés ?

    Actuellement l’indépendance et la pluralité de notre presse sont basées sur la diversité. Ce principe est garanti avec notre « service public » représenté principalement avec la RTS et de notre presse écrite qui est majoritairement privée.

    Pour la presse écrite, il y a surtout des journaux à abonnement et des journaux gratuits qui vivent exclusivement de la publicité. Cette diversité créée beaucoup de disparité entre les acteurs et évidemment aussi des besoins.

    La Confédération, pour éviter tout risque de distorsion de concurrence ou une évaluation très arbitraire du rapport coûts / prestations, soutient la presse écrite avec une aide indirecte. Elle vient d’augmenter celle-ci à Fr. 150 millions par année et participe principalement à réduire les frais d’envoi, à baisser la TVA et à former des journalistes.

    Une application équitable de l’aide financière que vient de voter le Grand Conseil Genevois sera compliquée ! Faudrait-il allouer les sommes en fonction du nombre de tirage des journaux ? Dans ce cas, le GHI devrait bénéficier 7 à 8 fois plus d’aides que la Tribune de Genève ? Est-ce qu’il faudrait exclure les titres propriétaires d’un groupe très profitable ? Avec une telle approche, il y aurait peu de journaux éligibles ?

    Si les aides « indirectes » de la Confédération sont soutenues par tous, il est légitime d’avoir des doutes sur l’efficacité, voir même de la nécessité pour engager de l’argent du contribuable genevois pour des aides « directes » ?

    Certes les journaux traditionnels ont, depuis 15 ans, de plus en plus de concurrence pour la  publicité. Mais le secteur reste extraordinairement profitable ! Tamedia, propriétaire de la Tribune de Genève, a réalisé, en moyenne ces trois dernières années, un coquet bénéfice de Fr. 177 millions ! Même si les 4/5 de ce résultat sont réalisés avec « Tele-Züri », Radio 24, diverses plateformes internet, notamment Homegate, etc., leurs journaux traditionnels ne sont pas déficitaires !

    La presse a été chamboulée ces deux dernières décennies, mais les acteurs se sont remarquablement adaptés. Les quatre plus grands éditeurs Suisse, soit Tamedia, Ringier, CH Media et NZZ sont tous très rentables ! Le dynamisme du marché des journaux gratuits et des nouveaux médias n’a jamais été aussi important.

    Aucun autre canton n’a une telle addiction aux aides et subventionnements publics. Avec nos comptes déficitaires d’un demi-milliard en 2020, un budget avec un découvert de Fr. 850 millions en 2021 et aucune prévisibilité pour les années suivantes, il est surprenant que notre Grand Conseil soutient une nouvelle dépense sans fixer une limite, ni des critères objectifs pour mesures la pertinence ?

    Pour terminer, je rappelle qu’évaluer une information citoyenne est très subjective. Pour exemple, l’article «Le Grand Conseil veut aider la presse » de la TdG du 22 mai satisfait certainement celles et ceux qui soutiennent cette démarche.  Toutefois les arguments de la minorité ont été déformés et les propos prêtés au signataire de ce courrier sont carrément faux.

     

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  • Cycle d’orientation : mauvaise réforme pour masquer un échec ?

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    La mode est à l’égalitarisme et au bannissement de toute différence. Il faut supprimer les discriminations et toute forme de compétition entre les élèves. C’est louable, mais ce type de politique de « dénivellement vers le bas » a toujours échoué !

    A l’école, comme dans la société, il faut aussi récompenser le travail et l’engagement. Est-ce qu’il serait justifiable et, par pure stigmatisation d’un pseudo élitisme, de retarder le développement des qualités des uns et des autres. Faudrait-il interdire à nos élèves de recevoir les meilleures chances ?

    L’abolissement des sections en 9e et 10e années pour valoriser les élèves les plus faibles est une mauvaise voie.  Cette réforme ne favorisera personne. Seul un enseignement de qualité permettra, avec des bonnes conditions, une poursuite des études ou une orientation vers un apprentissage. Le taux d’échec très important en 1ère année du Collège le prouve !

    Après une école primaire inclusive et un cycle égalitariste, Genève ne devrait pas louper le virage pour rapprocher l’enseignement au plus près des besoins de notre économie !

    Cette nouvelle réforme néglige l’équité et le respect des élèves genevois.

    André Pfeffer

    Député UDC

    Choulex

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