• Vote du 7 mars prochain : faut-il indemniser des pertes de revenus pour du travail illégal ?

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    L’assistance à des personnes durement touchées par la crise et, quel que soit leur statut, n’est pas contestée. Mais pouvons-nous accepter de compenser un salaire jusqu’à Fr. 4'000 par mois, dont des travailleurs illégaux auraient été privés, sur la base d’une simple déclaration du bénéficiaire (Loi 12723 Art. 9, al.4)?

     

    Est-il juste que l’Etat verse une telle somme à la place d’employeurs peu scrupuleux et sans aucune exigence envers ces derniers pour qu’ils assument leurs devoirs ?

     

    Est-il tolérable pour nos contribuables que l’Etat verse des aides financières pour un total de Fr. 15 millions sans aucun contrôle et, surtout, détruise tous les documents au plus tard 1 an après le dépôt de la demande (Art. 14, al.2) ?

     

    A Genève, il y a plusieurs associations qui assistent les victimes de cette pandémie, Suisses et étrangers avec ou sans titre de séjour, pour l’hébergement, les soins médicaux et la nourriture. Le Grand Conseil a également voté un crédit de 12 millions apportant des aides financières pour le paiement de loyers, des primes d’assurance maladie et des soins médicaux. Ces aides en argent étaient financées par des privés jusqu’à la fin 2020, notamment par la Fondation Wilsdorf, la Chaîne du Bonheur et la Loterie Romande. Depuis le début 2021, ce crédit de Fr. 12 millions a repris le relai des donateurs privés.

     

    Ces indemnités financières, pouvant être versées chaque mois, bénéficient actuellement à 1'500 personnes et, pour la majorité des cas, permettent une participation au paiement des loyers. Ce crédit de 12 millions avait aussi été voté pour remplacer la loi contestée par ce référendum.

     

    L’argent du contribuable ne peut pas financer des indemnités relatives essentiellement au travail illégal. Cette loi est uniquement une promotion du travail illégal. Contrairement aux dires des adversaires, tous les indépendants, inclus intermittents et étudiants avec un revenu soumis à l’AVS dès Fr. 2'000 par année sont éligibles aux APG, tout comme, les salariés titulaire d’un contrat de travail au 1er mars 2020 le sont aux RHT. Pour celles et ceux qui ne peuvent pas bénéficier de ces assurances-sociales et, possédant un statut légal, peuvent solliciter l’Aide Sociale.

     

    Genève a une Aide Sociale et une Aide d’urgence parmi les plus généreuses de la Suisse.

     

    Le travail illégal est un fléau pour l’Etat, pour l’économie et pour les travailleurs, surtout les plus faibles d’entre eux qui sont tout particulièrement exposés au dumping salarial et à la précarité.

     

    L’Etat ne peut pas soutenir et financer le travail illégal qu’il est supposé de combattre !

     

    L’identification des besoins lacunaires et l’outil pour y remédier n’est pas adéquat !

     

     

     

    André Pfeffer

     

    Responsable du Comité Référendaire

     

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