• BUDGET 2021 - Position de l'UDC

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    En septembre, l’UDC avait accepté l’entrée en matière de ce budget déficitaire de 501 millions pour pouvoir discuter et proposer son point de vue en Commission des finances. Elle a de suite manifesté sa mauvaise humeur face au manque de réalisme du Conseil d’Etat, qui savait très bien que les projets de loi déjà inscrits dans les économies budgétaires ne seraient pas acceptés ou si problématiques qu’ils ne pourraient être votés en 2021. Le chiffre à annoncer devait être proche des 700 millions. Le Conseil d’Etat a la loi pour lui, mais ce n’est pas de cette manière que l’on traite de façon honnête la population et que l’on rétablira la confiance entre le législatif et l’exécutif. Il fallait en plus bien peu de psychologie pour proposer 1% de baisse des salaires des fonctionnaires. Maintenant, nous en sommes à un déficit de 840 millions, chiffre qui va s’envoler avec toutes les dépenses Covid que nous aurons encore hélas à voter. Ces chiffres déficitaires colossaux font frémir.Avec une perte dans les comptes 2020 déjà estimée à plus de 750 millions, l’Etat de Genève est face à une situation très préoccupante. Il ne peut plus tirer sur la corde de l’impôt, sa pression fiscale est au maximum, la dette s’envole, avec les 5,2 milliards dus à la caisse de pension, une véritable dette qu’il inscrit cependant en pied de bilan, ce qui est totalement contraire aux normes comptables, on arrive tranquillement à 18-19 milliards. Joli, large record de suisse pour une population de 500'000 habitants! Ici c’est Genève, comme dirait un collègue...La population ne comprend pas la gravité de la situation et que si un citoyen déménage, il n’emporte pas avec lui une partie de la dette! L’Etat vit au-dessus de ses moyens, une dette finit toujours par se payer, si ce n’était pas le cas, cela se saurait depuis longtemps et les Etat feraient marcher sans cesse la planche à billets... Et croire que les banques pourront toujours prêter à l’Etat est une vue de l’esprit; elles ont aussi des limites àne pas dépasser. Le Conseil d’Etat va tout faire pour repousser le frein au déficit qui doit s’appliquer à partir de 13,3 milliards de dette. L’UDC luttera avec force pour refuser ce subterfuge Notre canton arrive à la fin des possibilités de dépenses sans compter. La baisse des entrées fiscales va être plus sévère que l’annonce de septembre, les faillites vont se multiplier dans l’hôtellerie et la restauration, l’événementiel est en débâcle.Malgré cette situation catastrophique, les partis gouvernementaux se lient pour accepter ce budget avec 353 ETP supplémentaires. Et la droite au pouvoir depuis longtemps, sur le papier en tout cas, porte une lourde responsabilité dans cette quasi faillite financière.Difficile de reprocher à l’UDC cette situation. Depuis sa présence au Grand Conseil en 2001, elle n’a cessé de dénoncer cette fuite en avant, de refuser des budgets toujours plus importants pour nourrir un Etat beaucoup trop gros, enflant chaque année de façon disproportionnée, 3500 fonctionnaires de plus en 10 ans, soit +20%, alors que la population n’a augmenté que de 10%...Sans mesures drastiques et douloureuses, nous finirons avec une crise aux conséquences dramatiques.Pour couper cette spirale infernale d’un Etat toujours plus obèse, prêt à emprunter pour faire tourner la machine, le début de la fin, le Conseil d’Etat devrait montrer un courage exceptionnel, qu’il n’a pas.Le courage serait de demander l’abolition du statut de fonctionnaire, les cantons suisses-allemands, nombreux à l’avoir adoptée, s’en montrent très satisfaits. Souplesse, facilité de se séparer des mauvais éléments, motivation accrue pour ceux qui accomplissent consciencieusement leur tâche.Le courage serait de réduire la voilure de l’Etat. Prenons l’Etat et les communes,car la répartition des tâches est différente selon les cantons, la fonction publique zurichoise coûte 35% de moins par tête d’habitant qu’à Genève. Une réorganisation profonde s’impose et le Conseil d’Etat doit privilégier les tâches régaliennes: éducation, santé, sécurité. Chaque subvention doit être remise en question, étudiée dans les détails. Comme le fait le Conseil national, et supprimée si elle n’est pas absolument nécessaire. Avec les dizaines de millions que nous dépensons pour l’informatique, les programmes pour rendre l’administration numérique et performante, on continue à augmenter les emplois! Avec toutes ces avancées technologiques, il est faux de dire qu’une population plus nombreuse induit automatiquement plus d’emplois étatiques. Pourquoi ce qui est possible dans d’autres cantons devient impensable pour Genève? Les administrations doivent être transversales, organiser des échanges d’un service à l’autre en cas de nécessité, diminuer l’absentéisme qui se transforme en droit quand une simple dispute avec son supérieur entraîne un congé maladie. Que de potentiels d’économie de personnel!Il n’est pas sain que le parlement comporte un tiers de députés rattachés à la fonction publique, toute demande d’amélioration de fonctionnement rencontrepeu d’espoir de succès. Une réflexion profonde s’impose face à ce problème. Rappelons qu’avant 1998, un fonctionnaire ne pouvait pas siéger au Grand Conseil. On ne peut à la foi être juge et partie!Pitoyable et irrationnel canton. D’un côté chantre du modernisme et du numérique, de l’autre vivant encore au temps des diligences avec 45 communes pour une si petite communauté. Grand donneur de leçon au monde, mais incapable de régler un problème lancinant et coûteux, celui d’avoir pratiquement deux administrations, la Ville et le canton. C’est une crise financière sans issue qui s’annonce et nous risquons de finir comme en 1934 sous la tutelle de la Confédération. Nous pouvons alors changer la devise de la République: Post tenebras, patatras.Vous l’aurez compris, ce budget est ficelé par les partis gouvernementaux, sans possibilité, inutile de faire des heures de débat. L’UDC n’est pas satisfaite et refusera et l’entrée en matière, sans espoir, et le vote final.»

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  • Budget 2021 est pitoyable et une pure tromperie !

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    Le déficit est de Fr. 850 millions et tous les Partis gouvernementaux l’acceptent ?

     

    Les dépenses explosent et aucune véritable mesure n’est prévue ? L’Etat empile les charges supplémentaires provenant des subsides LaMal et la récapitulation de la CPEG d’env. 360 millions, plus 650 nouveaux postes à créer, dont 353 fonctionnaires, les subventions supplémentaires aux instituts de santé et social, ainsi que les aides liées au COVID.

     

    Mais l’état ne mentionne pas l’intégralité des aides COVID déjà votées, ni celles qui seront encore nécessaires. L’Etat n’insiste pas sur les uniques pseudos économies, telles que la suppression de l’annuité 2021 et les charges sociales à transférer aux communes, totalisant presque Fr. 100 millions et toutes deux largement contestées.

     

    Pour les recettes, notre Conseil d’Etat patauge et nous annonce qu’elles progresseront de Fr. 142 millions ? Il compte sur des augmentations venant de la BNS, du Pouvoir Judiciaire, etc …. Mais oublie que la contraction du PIB aura une incidence sur les entrées fiscales !

     

    Est-ce que le déficit 2021 se limitera à Fr. 850 millions ? Quelles pistes seraient utiles pour un canton qui dépense 40 % de plus par habitant qu’à Zurich ? Notre Conseil d’Etat ne maîtrise rien ! Notre Conseil d’Etat navigue comme un radeau sans gouvernail, sans boussole et sans aucune idée où il veut aller !

     

    André Pfeffer

     

    Député UDC

     

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