• « Oui » à la responsabilité individuelle, « Non » à des atteintes à la sphère privée.

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    La semaine passée, le Conseiller d’Etat Mauro Poggia dévoilait un projet d’obligation d’annonce des fêtes et des repas organisés chez soi. Le projet aurait constitué pour la plupart des observateurs une restriction disproportionnée de nos libertés fondamentales, contraignant le Conseil d’Etat à revenir sur ce projet mal ficelé. L’UDC se félicite de l’abandon d’une mesure qui aurait contraint les particuliers à s’annoncer auprès des autorités pour organiser une fête ou un simple repas à la maison. La mesure annoncée la semaine dernière aurait été constitutive d’une restriction inadmissible de la liberté de réunion et d’une violation du respect de la vie privée, l’une des manifestations les plus élémentaires de la personnalité humaine. L’UDC déplore néanmoins ces effets d’annonce propres à donner un mauvais signal à la population et à maintenir un climat de psychose.

    Sur le fond, la crise du COVID-19 constitue un choc non seulement pour les personnes touchées par ce fléau, mais aussi pour plusieurs secteurs économiques avec des pertes massives et de nombreuses suppressions d’emplois. Par ricochet, d’autres branches sont à leur tour victimes du ralentissement économique. S’il convient de nous protéger contre le coronavirus et ne pas sous-estimer ce danger, les mesures destinées à lutter contre l’épidémie de COVID-19 doivent être raisonnables et proportionnées. Pour l’UDC, il importe non pas de restreindre excessivement nos libertés fondamentales, mais de sensibiliser la population en développant la responsabilité et la discipline individuelles de tout un chacun afin de viser la reprise de la vie sociale et économique.

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