• Le Grand Conseil avalise le recours au travail au noir !

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    Comment condamner d’un côté le travail au noir et de l’autre proposer une allocation pour perte de gains (APG) pour travailleurs au noir et clandestins ? Plus à une aberration près, la majorité du Grand Conseil a voté la loi 12723 octroyant une APG pour compenser les pertes de revenus illégaux des sans-papiers et des travailleurs au noir, et ce jusqu’à 4000 F par mois.

    La loi votée par le Grand Conseil revient à légaliser le travail au noir et le séjour illégal d’étrangers. Comme pour le projet « Papyrus », dont l’illégitimité est aujourd’hui confirmée, les demandes des clandestins et autres travailleurs au noir seraient instruites par des associations proches de ces milieux. En absence d’éléments probants, l’Etat validera la requête sur la base d’une simple déclaration du bénéficiaire ! 

    Après l’opération « Papyrus », le Conseil d’Etat avait promis de s’attaquer au travail au noir. Non seulement il ne respecte pas ses engagements, mais Genève ne contrôle pas les titres de séjour, ni pour la remise d’un Numéro AVS, ni lors des contrôles sur les chantiers. Aucun autre canton Suisse n’est aussi laxiste ! 

    Outre contrevenir à la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI) la loi votée confond aide d’urgence, aide sociale et chômage ! Pour l’UDC, il est tout aussi choquant que les contribuables Genevois aient à assumer les défaillances d’employeurs ne respectant pas la loi, ainsi que de personnes sous-louant, souvent avec un bénéfice, un logement à des sans-papiers. La dilapidation des deniers publics ne résoudra ni le travail au noir, ni l’énorme chômage qui existe dans les branches économiques où le travail au noir est pléthorique.

    André Pfeffer

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  • Dysfonctionnement de l’aide aux clandestins !

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    Les queues pour recevoir un coli alimentaire aux Vernets ont choqué tous les Genevois. Mais il n’a pas été distribué que des sacs avec de la nourriture. Les personnes présentent pouvaient également s’inscrire pour un chèque alimentaire de Fr. 50.—ou Fr. 150.—, délivré chaque semaine. Pour une famille, cette aide exceptionnelle est de Fr. 600.—par mois.

    Au 31 mars 2020, il y avait 2’726 bénéficiaires. Au début de ce mois de juin, il y a déjà 14'030 bénéficiaires !

    Personne ne conteste le besoin d’une aide d’urgence. Mais il est urgent de fixer des critères pour les bénéficiaires d’une aide sociale ou d’urgence.

    En plus de ces chèques alimentaires, il y a un projet de loi déposé par le Conseil d’Etat (PL 12723) pour accorder une Allocation pour Perte de Gains (APG) pour clandestins et travailleurs au noir ! Cette prestation compenserait les salaires non payés à hauteur de 80 % et avec un plafond maximum de Fr. 5'880,-- par mois !

    Tout comme pour les chèques alimentaires, les dossiers pour les éventuelles APG pour clandestins et travailleurs au noir seraient instruits pour des « associations » et, en absence de justificatif, l’Etat validerait la requête sur la base d’une simple déclaration du bénéficiaire !

    Indépendamment que notre Conseil d’Etat prévoit des mesures qui ne respect ni la loi sur l’immigration, ni celle du travail au noir, il mélange aussi l’aide d’urgence, l’assistance sociale et le chômage !

    L’aide d’urgence existe dans notre Canton. Des abris de secours sont disponibles, comme ceux à la caserne des Vernets qui ne sont pas intégralement occupés, des distributions de repas sont fournies par diverses associations et une antenne des HUG soigne les personnes « sans papier » contre une faible rémunération, qui est pour l’immense majorité jamais payée.

    Par contre pour le travail au noir et le traitement du chômage, Genève ne fait quasiment RIEN !

    Après l’opération « Papyrus », le conseil d’Etat avait promis de s’attaquer au travail au noir. Non seulement il ne respecte pas ses engagements, mais Genève ne contrôle pas les titres de séjour, ni pour la remise d’un Numéro AVS, ni lors des contrôles sur les chantiers. Aucun autre canton Suisse n’est aussi laxiste !

    Pour le traitement du chômage, la situation est également dramatique. Le taux de chômage Genevois avec les critères BIT ou ceux utilisé par l’Union Européenne, avant la crise sanitaire, était de 11,6 % !

    Notre taux de Chômage est d’un tiers supérieur à celui des deux régions françaises limitrophes ! Dans les branches économiques très touchées par le travail au noir, le taux de chômage Genevois était, avant la crise, de 15 à 18 % !

    Il est tout à fait choquant que les contribuables Genevois doivent assumer les défaillances d’employeurs irrespectueux et qui ne respectent pas la loi, ainsi que de locataires sous-louant, souvent avec un bénéfice, un logement à ces personnes « sans papier » !

    Il est temps que le Conseil d’Etat Genevois respecte ses promesses et s’attaque enfin au travail au noir ! La dilapidation généreuse des deniers publics ne résoudra ni le travail au noir, ni l’énorme chômage qui existe dans ces domaines économiques qui en sont très affectés.

    Dans quelle région du « monde » existe-il un Hospice Général avec un budget annuel d’un demi-milliard, plus une multitude de subventions pour l’aide aux plus démunies, pour une région de seulement  un demi-million d’habitants?

    André Pfeffer

    Député UDC

     

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