RFFA : avons-nous un cap et une vision ?

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Un alignement aux conditions de nos voisins est évidemment crucial et vital. Il en va du maintien à Genève des environs 1'000 multinationales, de leurs 22'000 collaborations et de leurs contributions fiscales de Fr. 482 millions par an ou de 18 % de l’ensemble des recettes Genevoises ! Beaucoup de ces multinationales emploient seulement une poignée de collaborateurs et, de ce fait, sont très flexibles et mobiles !

La manière avec laquelle notre gouvernement a traité ce dossier est catastrophique. Notre Conseil d’Etat s’est, comme pour l’établissement du budget 2019, agenouillé devant la gauche qui lui a imposé une multitude de cadeaux que notre Canton n’a pas et plus la capacité de payer.

Nos dépenses publiques ont déjà augmenté ces 5 dernières années de Fr. 800 millions par an (7,8 à 8,6 milliards de 2014 à 2019). Une partie de ces augmentations est assumée avec des recettes non pérennes, notamment les entrées provenant des régularisations de soustractions fiscales.

Si l’UDC a voté avec réticence l’augmentation du taux d’imposition de 13, 49 à 13,99 %, notre parti juge totalement déraisonnable les contreparties offertes à la gauche.

Aux pertes des recettes prévues, il devrait s’ajouter une augmentation considérable des charges ! Est-ce que les dépenses seront boostées de Fr. 186 millions ou de Fr. 450 millions (acceptation du contreprojet ou de l’IN 170) ?  Notre Conseil d’Etat a oublié de ficeler le paquet !

En plus, les fiches de salaire seront également alourdies ! Deux déductions supplémentaires s’y ajouteront. L’une est liée au projet Fédéral et concerne l’AVS. La seconde, une pure ponction fiscale, ce qui est une nouveauté (!), bénéficiera à la petite enfance.

Le citoyen Genevois qui a déjà le pouvoir d’achat le plus bas de la Suisse (après déduction du loyer, impôt et LaMal) sera doublement pénalisé.

Ce Conseil d’Etat ne semble pas avoir la capacité pour apporter une quelconque impulsion pour les importants dossiers qu’il traite !

On ne sait pas où en va ? L’UDC estime que le Conseil d’Etat Genevois devrait ré empoigner notre réforme fiscale pour personnes morales avec plus de sérieux et de compétence.

André Pfeffer

Député UDC

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