Le blog d'André Pfeffer

  • Papyrus : gouffre financier ?

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    Le Conseil d’Etat annonce avec satisfaction la régularisation d’environ 3'500 clandestins. Quelles seront la facture sociale et la détérioration de l’emploi dans les branches de l’Hôtellerie-Restauration et du nettoyage qui possèdent des taux de chômages de 10 + 8,5 % ? Aucune étude n’existe à ce jour ! Aucun débat parlementaire, ni soufrage populaire n’avait précédé la mise en place de cette opération. L’établissement d’une évaluation est prévu pour cet automne, soit 3 ans après son démarrage !

    Cette amnistie globale aura un coût énorme pour nos dépenses sociales. Beaucoup de ces personnes régularisées, notamment dans le domaine domestique, sont rémunérées à l’heure et possèdent plus d’un employeur. En sus de cette précarité, elles ont des revenus très faibles. Les cas cités dans la presse parlaient de salaires mensuels de Fr. 1'500.--. En tout logique et, selon leur nouveau droit, elles solliciteront l’aide sociale. Les charges liées aux logements, à l’assurance-maladie et autres continueront à exploser. Combien de ces nouveaux détenteurs de permis de séjour s’inscriront à l’Hospice Général ? Combien auront des difficultés pour s’adapter au marché du travail ?

    Toutes les amnisties effectuées dans d’autres pays ont favorisé une importante immigration illégale. En Espagne, le nombre des clandestins et le travail au noir ont augmenté après une régularisation massive !

    Pourquoi la situation serait différente à Genève? Notre canton continue d’ignorer les infractions sur le séjour ou le travail ! Contrairement à tous les autres cantons Suisses, Genève n’exige pas une autorisation de séjour pour l’octroi d’un numéro AVS ou pour la délivrance des badges aux travailleurs des chantiers !

    Chers contribuables, nos dépenses publiques ont augmenté ces 5 dernières années de Fr. 800 millions par an (7,8 à 8,6 milliards de 2014 à 2019) ! Grâce à ce type d’opérations et surtout à cette manière de gérer les deniers publics, le dérapage budgétaire continuera!

    André Pfeffer - Député UDC

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  • BREXIT + UDC : même combat ?

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    Charles Moore, un politicien Britannique, prétend que le chaos lié au BREXIT est une machination pour effrayer la population ! Un récent sondage indique que 45 % des citoyens veulent un « No Deal » (seulement 30 % seraient contre). Contrairement au peuple, l’immense majorité des représentants de l’économie, des banques, de la BBC et de l’administration publique sont des « Remainers » !

    La majorité du gouvernement, y compris Mme Theresa May, sont également des « Remainers ». Certains des ministres excluaient, dès le départ, un éventuel abandon de l’Union douanière ! L’Angleterre avait voté pour quitter l’Union Européenne, mais les modalités de départ sont ou étaient négociées par des partenaires qui ne souhaitent pas une séparation !

    La posture des négociateurs est également incompréhensible. Sans objectif, il avait martelé qu’en absence de contreparties suffisantes, il n’y aurait pas d’arrangement, ce qui a anesthésié toute discussion.

    Que veulent les 17,4 millions de britanniques qui ont voté le BREXIT ? Ils désirent être gouvernés par des personnes qu’ils élisent eux-mêmes. Ils ne pensent pas que l’Union Européenne sera un jour une démocratie représentative et, de ce fait, ils ne veulent pas dépendre de bureaucrates de Bruxelles.

    Ils sont conscients qu’une telle décision aurait des conséquences. Leur agriculture serait pénalisée avec des taxes d’exportation. Tous les changements et les adaptations nécessiteraient du temps. Mais et, selon les récents sondages, la majorité est convaincu que leur pays saurait s’adapter, y compris avec un « No Deal » !

    L’Angleterre a toujours été un pays ouvert et de commerce. Elle n’a jamais cultivé un isolationnisme comme le Japon. Elle a une industrie florissante et une grande partie de ses échanges économiques est effectuée avec des partenaires non européens. Ils savent aussi que les accords –OMC (Organisation Mondiale du Commerce-Genève) maintiendraient 90 % des prestations ou avantages qu’ils perdraient en sortant de l’Union Européenne.

    La première politicienne à avoir parlé d’un « BREXIT » était Mme Margaret Thatcher. Ses arguments principaux n’étaient pas de nature économique. Ses motivations étaient la perte de la souveraineté et l’absence de démocratie de l’appareil de bureaucrates à Bruxelles.

    Elle disait également : l’Europe n’a été dirigée que par des tyrans, soit Napoléon et Hitler !

    La position de ce politicien Britannique ressemble étrangement à celle de l’UDC pour l’ « accord-Cadre » … !

    André Pfeffer

    Député UDC

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  • Climat : pompe à fric ?

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    Un institut au nom de « Climate Policy Initiative », financé notamment par les gouvernements américains et allemands, estime que les dépenses globales en 2018 étaient de $us 530 milliards !

    Chacune des conférences sur le climat organisées par les Nations Unies et qui ont lieu au mois de décembre coûteraient plus de 100 millions. A chacun de ces événements, 20'000 à 25'000 politiciens, scientifiques, représentants d’ONG et autres spécialistes de l’environnement s’y rendent par avion. Ces meetings annuels, tels que Paris, Marrakech, Bonn et Kattowitz sont devenus des rituels.

    En plus de ces dépenses, il faut y ajouter les programmes et les promesses. A la conférence de Paris, il a été décidé d’allouer aux pays en voie de développement, dès 2020, un montant annuel de $us 100 milliards. Cette somme astronomique, destinée pour combattre les changements climatiques, ne pourra pas être déduite aux aides accordées aux pays en voie de développement qui existent déjà.

    Pour la Suisse et, uniquement les mesures prises à Paris en 2015, les engagements représenteront entre Fr. 450 à Fr. 600 millions par année.

    Une partie de ces futures donations seront versée à des fonds internationaux, tels que « Green Climate Fund » ou « Clean Technology fund – Banque Mondiale ». Ces méga-partenaires sont, selon beaucoup d’observateurs, très peu transparents.

    Un membre de la délégation Suisse à cette Conférence de Paris avait relevé : « les pays riches payeront et les pays en développement auront une approche constructive pour bénéficier d’un maximum de fonds ! ».

    Aucun autre domaine supranational n’a une bureaucratie, des budgets et des transferts de fonds d’une telle ampleur.

    L’explosion du commerce sur les certificats de CO2 est exemplaire. Les grands groupes et les usines obtiennent un plafond ou une limite pour l’émission de gaz à effet de serre. A l’aide de ces certificats de CO2, nos industriels peuvent « soutenir » des projets, pour la plupart dans des pays en voie de développement, afin de compenser leur impact pour l’environnement.

    L’année dernière et, uniquement en Europe, la valeur globale de ces certificats de CO2 a atteint un total de Euro 38 milliards.

    La prévention et le combat contre le réchauffement est en plein boom. Plusieurs associations de défense de l’environnement engagent des poursuites judiciaires contre des villes, des régions et des Etats. Le gouvernement Français devra justifier et défendre sa politique environnementale devant les tribunaux !

    Les banquiers, les institutionnels, les caisses de pension et autres investisseurs suivent le mouvement. Une multitude de fonds de placement et autres outils financiers proposent des produits « green », « environmentally friendly », etc !

    Sans surprise, les taxes, les impôts, les subventions et les aides pour favoriser des types de chauffage et de transport se démultiplient.

    Les prévisions pour les dépenses liées au climat sont en pleine expansion et doubleront, voir tripleront dans les prochaines années.

    Le duel entre la fin du monde et les « fins de mois difficiles» a démarré !

    André Pfeffer - Député UDC

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